La bête – Jean-Christophe Guelpa

La couverture de La bête m’avait pas mal attiré et quelle belle surprise, alors que je ne m’y attendais pas de découvrir que l’action se situait à Montréal au Canada, ville que j’étais justement en train de visiter à ce moment-là ! Je suis bien contente d’avoir visité le Mont Royal avant la lecture de La bête, sinon je pense que j’aurais un peu serré les fesses !

La bête est un roman en auto-édition et je connais l’importance de se faire connaître lorsqu’on est un tout petit auteur que personne ne connaît. C’est donc avec des yeux bienveillants et alertes que derrière ce roman se trouve un seul homme et non toute une équipe de communication, que j’ai lu ce roman.

Le style de l’auteur est fluide et c’est très intéressant de lire du français québécois ! J’ai beaucoup sourit le long de cette lecture, alors que le sujet ne s’y prête pas, je suis bien d’accord. Quelques coquilles d’écriture parsèment le récit, mais rien de grave ni de perturbant.

L’intrigue est bien menée avec des passages en flash-back d’un personnage inconnu qui apportent beaucoup de suspense. Je regrette cependant que la fin du roman ait été ainsi. Un peu trop attendue. 

Jean-Christophe Guelpa nous livre une histoire digne d’une série policière type Esprits Criminels ou NCIS, avec tous les codes qui les caractérisent. Si vous aimez ce type de série, FONCEZ ! Quelques-uns de ces codes sont à mon goûts un peu trop clichés et grossier mais les caractères attachants des personnages rattrapent le tout. 

En parlant de personnages, j’ai beaucoup aimé Paul et sa femme Claire et leur histoire, mais je regrette vraiment un manque de développement des autres personnages. J’avais vraiment l’impression de lire un script de série. Il aurait été intéressant de bien plus développer le personnage du « vilain » qui, à mon goût, est survolé.

L’action des premières pages du roman est rapide et je ne regrette pas d’avoir insisté dans ma lecture puisqu’au bout d’une centaine de pages, j’ai trouvé que le rythme ralentissait et retrouvait une longueur très acceptable.

L’auteur a de toute évidence fait des recherches, ou est un passionné de son sujet, car toutes les informations présentées sont utiles et bien expliquées. En grande cartésienne, je me pose des questions cependant sur l’arme utilisée, aurait-elle pu réellement faire cela sur un homme de taille normale qui aurait pu se débattre ? Pour un lecteur français, il y a un grand nombre de notes qui permettent d’expliquer les accronymes québécois et les expressions particulières à cette région, c’est très utile !

Pour résumé, La bête est un roman correct et si vous voulez défendre les auteurs auto-édités, c’est pour moi un bon choix.

Personnages : 1,5/4
Style : 3/4 
Addictivité : 2,5/4
Scénario : 3/4
Originalité : 1,5/4

La bête, Jean-Christophe Guelpa : 11,5/20

Merci à Netgalley et à l’auteur pour l’envoi et pour leur confiance.

-PLUME DE CRIME-

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